Père Lamartine, quelle est la différence fondamentale entre la TOB, la Bible de Jérusalem et la version Segond ?

Marie-Laure : Pour quelqu'un qui entre dans une librairie religieuse, le rayon des Bibles est intimidant. Comment distinguer les trois grandes traductions françaises que sont la TOB, la Bible de Jérusalem et la version Segond ?
Père Lamartine : Ce sont trois projets éditoriaux et théologiques très différents, même si les trois traduisent les mêmes textes hébreux et grecs.

La TOB (Traduction Œcuménique de la Bible, première édition 1972, révisée 2010) est une entreprise de dialogue : elle a été produite par des équipes catholiques, protestantes réformées et protestantes luthériennes travaillant ensemble sur les mêmes versets. C'est sa force — elle cherche un texte acceptable pour toutes les confessions chrétiennes — et sa limite : certains passages où les confessions divergent théologiquement sont rendus avec une prudence qui peut sembler terne. Ses notes de bas de page sont sobres mais fiables.

La Bible de Jérusalem (BJ, première édition 1956, révisée plusieurs fois jusqu'en 1998) est un produit de l'École Biblique de Jérusalem, fondée par les Dominicains en 1890. C'est une bible catholique d'étude, avec des introductions et des notes d'une érudition considérable — c'est en fait le meilleur appareil scientifique disponible en français pour un lecteur non-spécialiste. Sa traduction est parfois jugée trop libre (en 1956, dans l'esprit du mouvement de « théologie nouvelle »), mais les éditions récentes ont corrigé les excès.

La version Segond est une traduction protestante. La Segond originale (1874, Louis Segond) a formé des générations de protestants francophones. La Segond 21, révisée en 2007, est aujourd'hui la traduction de référence dans les Églises évangéliques et réformées. Elle est remarquable par sa clarté et sa fidélité au texte hébreu massorétique pour l'Ancien Testament. Les catholiques peuvent la lire avec profit, en sachant qu'elle n'inclut pas les livres deutérocanoniques.

Pour choisir entre ces trois grandes traductions selon votre tradition et votre usage, notre comparatif complet des meilleures Bibles d'étude en français propose un tableau détaillé avec les critères d'évaluation (fidélité, lisibilité, apparat critique, format) pour chaque profil de lecteur.

Quelle Bible recommandez-vous à un débutant qui veut lire l'Ancien Testament ?

Marie-Laure : L'Ancien Testament est souvent perçu comme difficile d'accès — vocabulaire archaïque, noms propres multiples, textes historiques difficiles à contextualiser. Quelle traduction facilite le mieux cette première lecture ?
Père Lamartine : Pour une première lecture de l'Ancien Testament, je recommande sans hésiter la Bible en Français Courant (BFC, Société Biblique Française). Elle utilise un vocabulaire contemporain, des phrases courtes, des introductions pédagogiques par livre. Elle est moins littéraire que l'Osty ou moins scientifique que la Bible de Jérusalem, mais elle ouvre le texte sans le trahir. Pour les Psaumes, c'est particulièrement efficace : la BFC restitue le rythme de la poésie hébraïque dans un français naturel.

Une fois cette première familiarité acquise, je recommande de passer à la Bible de Jérusalem pour approfondir. Ses notes sur le Pentateuque, les livres prophétiques et les Psaumes sont incomparables en français. La note sur Isaïe 53 (le « Serviteur souffrant »), par exemple, est un petit chef-d'œuvre de synthèse exégétique en quelques paragraphes.

Pour les textes poétiques — Psaumes, Cantique des Cantiques, Qohéleth — la traduction d'André Chouraqui (La Bible, L. Desclée de Brouwer, 1985) mérite une mention spéciale malgré son inconfort initial. Chouraqui a voulu rendre la « granulosité » de l'hébreu — ses mots sont souvent étranges, ses constructions heurtées — mais cette étrangeté est précisément ce qui révèle la distance entre notre monde et celui des auteurs bibliques. C'est une traduction à lire après les autres, pas à la place.

La Bible Osty est-elle encore une référence ?

Marie-Laure : La Bible Osty est souvent citée comme une référence par les libraires religieux ancienne génération, mais les jeunes lecteurs la connaissent peu. Est-elle encore pertinente ?
Père Lamartine : La Bible Osty (traduction du chanoine Joseph Osty, 1973, Seuil) est une référence injustement oubliée. Sa traduction de l'Ancien Testament — en particulier des textes poétiques et prophétiques — est d'une qualité littéraire remarquable. Osty était un homme de lettres autant qu'un exégète, et il a réussi quelque chose de difficile : une traduction fidèle à l'hébreu massorétique qui se lit comme de la grande prose française.

Sa traduction du Nouveau Testament est plus controversée — certains exégètes lui reprochent des partis pris sur quelques passages délicats — mais dans l'ensemble, c'est une œuvre solide. Elle ne comporte pas l'appareil de notes de la Bible de Jérusalem, ce qui la rend moins utile pour l'étude approfondie, mais plus agréable pour la lecture cursive.

Je la recommande à ceux qui ont déjà une formation biblique de base et qui cherchent une traduction de lecture — non pas de recherche. Elle est disponible en librairie religieuse, souvent en occasion à bon prix. Sa couverture bordeaux et son format in-quarto sont reconnaissables entre mille.
Collection de Bibles françaises étalées sur une table en bois : TOB, Bible de Jérusalem, Osty, Segond 21

Qu'est-ce qu'une "bible d'étude" par rapport à une bible de lecture courante ?

Marie-Laure : On voit souvent la mention « bible d'étude » sur les couvertures. Qu'est-ce que ça signifie concrètement, et à qui s'adresse ce type d'édition ?
Père Lamartine : Une bible d'étude, c'est une bible équipée : introduction générale, introductions par livre, notes de bas de page exégétiques, concordance, cartes géographiques, parfois des synthèses thématiques. L'édition Study Bible Harper Collins Revised Standard Version (en anglais) est souvent citée comme l'idéal du genre pour le monde anglophone.

En français, la Bible de Jérusalem en est la meilleure illustration : ses introductions et ses notes couvrent plusieurs centaines de pages supplémentaires au-delà du texte lui-même. Ces notes signalent les sources des traditions bibliques (jahviste, élohiste, deutéronomiste, sacerdotal pour le Pentateuque), les parallèles avec les littératures de l'Ancien Orient Proche, les questions textuelles (variantes des manuscrits), et l'interprétation théologique dans la tradition de l'Église.

Une bible d'étude s'adresse aux lecteurs qui veulent comprendre, pas seulement lire. Elle est idéale pour les groupes bibliques paroissiaux, les étudiants en théologie et les prêtres préparant leurs homélies. Pour la prière quotidienne, une bible de lecture plus légère — sans toutes ces notes — est souvent préférable : les notes peuvent parasiter la réception contemplative du texte.

Le choix entre une bible d'étude et une bible de lecture n'est pas exclusif : je recommande d'en avoir deux — une annotée pour travailler, une sobre pour prier. C'est l'avis de la plupart des maîtres de la lectio divina.

Pour approfondir cette question du choix selon l'usage, notre guide des versions et traductions de la Bible propose une grille de décision complète selon votre tradition confessionnelle, votre niveau de lecture et votre usage (prière, étude, enseignement).

Les protestants et les catholiques lisent-ils la même Bible ?

Marie-Laure : Cette question revient souvent dans les familles et les groupes interconfessionnels : y a-t-il une vraie différence entre la Bible catholique et la Bible protestante ?
Père Lamartine : La différence principale porte sur le canon — la liste des livres reconnus comme inspirés. Le canon catholique comprend 73 livres ; le canon protestant en compte 66. Les 7 livres absents des Bibles protestantes sont les deutérocanoniques : Tobie, Judith, 1-2 Maccabées, Siracide (Ecclésiastique), Sagesse de Salomon et Baruch. Martin Luther les a retirés du canon en 1534, considérant qu'ils n'avaient pas d'original hébreu conservé (depuis, Qumrân a retrouvé un fragment hébreu du Siracide, ce qui complique le débat historique).

Pour le Nouveau Testament, en revanche, les 27 livres sont exactement les mêmes dans toutes les confessions chrétiennes — catholiques, protestants, orthodoxes. C'est important à souligner : les évangiles, les épîtres pauliniennes, l'Apocalypse — tout cela est partagé.

Les différences de traduction pour l'Ancien Testament viennent aussi du texte de base : les catholiques (et les orthodoxes) valorisent davantage la Septante grecque (traduction juive du IIIe-IIe siècle av. J.-C.), tandis que les protestants reviennent préférentiellement au texte massorétique hébreu. Cela crée des variantes ponctuelles dans certains passages, notamment les prophéties qui ont été interprétées christologiquement par les Pères de l'Église.

En pratique, dans les groupes interreligieux, la TOB est la traduction de consensus. Les paroisses catholiques et les groupes bibliques paroissiaux comme ceux qui pratiquent la formation biblique en paroisse catholique utilisent souvent la TOB pour sa neutralité confessionnelle lors des rencontres avec des partenaires protestants.

Et pour les orthodoxes, quelle traduction utilisent-ils en France ?

Marie-Laure : Les chrétiens orthodoxes francophones utilisent-ils les mêmes Bibles que les catholiques, ou ont-ils des traductions spécifiques ?
Père Lamartine : C'est une question intéressante et souvent mal connue, même des catholiques. Les Églises orthodoxes de tradition byzantine utilisent l'Ancien Testament dans sa version grecque de la Septante, qui est légèrement différente du texte massorétique hébreu utilisé par les catholiques latins et les protestants. Cette différence n'est pas anodine pour des passages clés comme le Psautier : les numéros des psaumes diffèrent d'une unité entre la Septante et le texte hébreu, ce qui peut dérouter un lecteur qui passe d'une tradition à l'autre.

En France, les paroisses orthodoxes francophones utilisent souvent la TOB pour les textes qu'ils souhaitent partager avec des catholiques ou des protestants. Pour la liturgie, la plupart des patriarcats ont leurs propres traductions liturgiques de la Septante. L'Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale (dite « Église du Patriarcat de Constantinople ») a publié des traductions françaises spécifiques des textes liturgiques, notamment les tropaires et kondakia.

Les personnes qui s'intéressent à l'orthodoxie en France et à sa pratique du texte sacré, y compris les convertis à l'orthodoxie en France témoignant de leur découverte des traductions bibliques byzantines, contribuent à une meilleure connaissance mutuelle des traditions chrétiennes. Pour les lecteurs catholiques curieux de la Septante, la traduction de la Bible d'Alexandrie (volumes progressivement publiés chez Cerf depuis 1986, sous la direction de Marguerite Harl) est l'outil de référence en français.
Mains d'un lecteur tenant une Bible ouverte aux Évangiles avec signet et notes marginales, lumière de lampe de bureau

Quelles sont les erreurs fréquentes dans le choix d'une Bible ?

Marie-Laure : Si vous deviez identifier les trois erreurs les plus fréquentes que commettent vos étudiants ou vos paroissiens en choisissant une Bible, lesquelles seraient-elles ?
Père Lamartine : Trois erreurs reviennent effectivement de manière récurrente.

La première est choisir une Bible pour son apparence physique — cuir souple, tranches dorées, présentation luxueuse — sans se demander si la traduction correspond à son usage. Une belle reliure ne dit rien de la qualité de la traduction ni de l'utilité des notes. J'ai eu des étudiants qui m'arrivaient avec des Bibles magnifiques mais totalement inadaptées à l'étude universitaire.

La deuxième est acheter une seule Bible pour toute la vie dès le début. On n'a pas les mêmes besoins selon qu'on commence à lire la Bible, qu'on prépare ses homélies ou qu'on fait de la recherche exégétique. Il vaut mieux commencer par une bible accessible, puis investir dans une bible d'étude quand la familiarité avec les textes le justifie.

La troisième — et c'est peut-être la plus subtile — est confondre une traduction confessionnelle avec une traduction "objective". Toute traduction de la Bible est un acte théologique : le traducteur choisit entre plusieurs sens possibles d'un mot hébreu ou grec, entre plusieurs manières de rendre un texte poétique, entre une formulation qui valorise la continuité avec le Nouveau Testament ou qui respecte l'horizon historique de l'auteur. Ces choix sont légitimes — mais le lecteur doit en être conscient.

Y a-t-il de nouvelles traductions prometteuses publiées récemment ?

Marie-Laure : L'édition biblique est-elle vivante en français ? Y a-t-il des traductions récentes qui méritent attention ?
Père Lamartine : Oui, et c'est une bonne nouvelle. Plusieurs projets récents méritent vraiment l'attention.

La Bible des peuples (Groupe Catholique de Traduction Biblique, publiée progressivement depuis 2020) est une traduction catholique originale qui cherche à rendre les textes dans un français contemporain tout en respectant la Tradition exégétique de l'Église. Elle n'est pas encore complète mais les volumes parus (notamment les évangiles et les épîtres pauliniennes) sont de grande qualité.

La Bible Annotée — Nouvelle Version Segond 21 (publiée en version complète en 2022) est la mise à jour la plus significative dans le monde évangélique francophone depuis longtemps. Ses introductions par livre et ses notes sont d'une rigueur réelle — moins théologiquement orientées que la BJ, mais plus systématiques que l'ancienne Segond révisée.

Et je mentionnerai aussi, pour les lecteurs catholiques qui lisent l'anglais, la New American Bible Revised Edition (NABRE) : c'est aujourd'hui la référence de la liturgie catholique américaine, avec des notes scientifiques à jour. En français, aucune traduction récente n'atteint encore ce niveau de combinaison entre rigueur académique et accessibilité pastorale — c'est une lacune réelle dans l'édition biblique catholique francophone.

Si vous deviez conseiller une seule Bible pour toute une vie, laquelle choisiriez-vous ?

Marie-Laure : La question impossible, mais indispensable : si vous deviez conseiller une seule traduction française de la Bible — sans restriction — à quelqu'un qui veut une Bible pour toute sa vie, laquelle choisiriez-vous ?
Père Lamartine : Je vais répondre honnêtement, en sachant que d'autres exégètes diraient autre chose. (Il prend le temps de réfléchir.)

Ce serait la Bible de Jérusalem — l'édition intégrale en un volume, avec toutes ses notes. Voici pourquoi. La Bible de Jérusalem est le seul outil en français qui combine : une traduction catholique sérieuse (même si perfectible sur certains points), un apparat critique réel adapté au non-spécialiste, une introduction générale et des introductions par livre d'une richesse véritable, et une tradition de vérification scientifique par l'École Biblique de Jérusalem qui a 140 ans d'existence.

Ce n'est pas la plus belle littérairement — l'Osty ou la traduction de Chouraqui lui sont supérieures sur ce point. Ce n'est pas la plus accessible pour un débutant absolu — la BFC est plus claire. Mais c'est la plus complète et la plus fiable sur la durée. Elle accompagnera un lecteur sérieux toute sa vie sans jamais l'arrêter faute d'outil.

Ma deuxième recommandation, pour ceux qui souhaitent compléter par une bible de lecture plus simple au quotidien, serait la Traduction Liturgique de la Bible (TLB, révisée en 2013) — parce qu'elle est accordée à ce qu'on entend à la messe et qu'elle est conçue pour être proclamée à voix haute. Deux bibles, donc : une pour étudier, une pour prier.

Questions rapides — idées reçues sur les traductions bibliques

« La Bible de Jérusalem est la meilleure pour l'étude. »
Vrai dans l'ensemble, avec des nuances. La BJ reste la bible d'étude catholique francophone la plus complète. Ses notes sont une ressource précieuse pour tout lecteur sérieux. Mais sur quelques points exégétiques contemporains (les débats sur la composition du Pentateuque, par exemple), ses notes datent parfois des années 1980 et gagneraient à être révisées. La prochaine édition de la BJ, actuellement en préparation à l'École Biblique, corrigera vraisemblablement ces lacunes.

« La version King James est supérieure aux traductions françaises. »
Faux — et c'est un biais anglophone. La King James Version (1611) est un monument de la langue anglaise, mais elle traduit des manuscrits grecs du Nouveau Testament moins anciens que ceux utilisés par les traductions modernes. Le Codex Sinaïticus et le Codex Vaticanus, inconnus en 1611, ont révélé des textes plus anciens et souvent différents. La Bible de Jérusalem, la TOB et même la Segond 21 travaillent sur un texte de base plus fiable scientifiquement que la KJV. L'attachement à la KJV est une question de tradition anglicane, pas de supériorité textuelle.

« Une bible d'étude n'est utile que pour les professionnels. »
Faux. Tout lecteur régulier de la Bible bénéficie d'un minimum d'apparat critique, même s'il ne poursuit pas d'études théologiques. Comprendre le contexte historique d'Amos (VIII-VIIe siècle av. J.-C., royaume du Nord), saisir la structure littéraire des discours du Deutéronome, identifier les citations implicites d'Isaïe dans les évangiles — tout cela est rendu accessible par les notes de la BJ sans aucun prérequis universitaire.

Questions fréquentes

Questions frequentes

Peut-on lire la Bible catholique et la Bible protestante ensemble ?

Absolument. Les différences portent sur sept livres (les deutérocanoniques : Tobie, Judith, 1-2 Maccabées, Siracide, Sagesse et Baruch) absents des Bibles protestantes depuis la Réforme, et sur quelques différences de traduction dans l'Ancien Testament (hébreu massorétique vs Septante grecque). Pour le Nouveau Testament, les textes de base sont identiques pour toutes les confessions chrétiennes. Un lecteur catholique peut s'enrichir de la TOB (Traduction Œcuménique de la Bible), qui réunit des équipes catholiques, protestantes et orthodoxes et propose deux volumes différenciés pour les livres deutérocanoniques.

La Bible de Jérusalem est-elle adaptée à un débutant ?

La Bible de Jérusalem (BJ) est une bible d'étude complète et rigoureuse, mais pas la plus accessible pour un débutant absolu. Son introduction générale et ses notes exégétiques sont d'une grande valeur, mais leur densité peut décourager. Pour commencer, la Bible en Français Courant (BFC) ou la Bible Pastorale sont plus accessibles — phrases courtes, vocabulaire contemporain, introductions pédagogiques. La BJ reste le choix idéal une fois qu'on a une première familiarité avec les textes bibliques.

Quelle différence y a-t-il entre la TOB et la Traduction Liturgique ?

La TOB (Traduction Œcuménique de la Bible, 1972, révisée en 2010) est une traduction d'étude complète avec notes et introductions, à usage personnel ou en groupe biblique. La Traduction Liturgique de la Bible (TLB, révisée en 2013) est la traduction officielle des célébrations liturgiques catholiques françaises — elle privilégie la proclamation à voix haute, avec un rythme et une cadence adaptés à la lecture publique. Les deux coexistent légitimement : pour la messe, la TLB ; pour l'étude personnelle, la TOB ou la BJ.

La Bible Osty est-elle disponible en librairie aujourd'hui ?

La Bible Osty (traduction du chanoine Joseph Osty, 1973, éd. Seuil) est régulièrement disponible en librairie religieuse et en ligne. Elle est appréciée pour la qualité littéraire de sa traduction de l'Ancien Testament hébraïque, très fidèle au texte massorétique. Elle n'est pas annotée comme la Bible de Jérusalem, mais son introduction générale et ses brèves introductions par livre sont d'une densité remarquable. C'est une bible de lecture et de méditation, moins de recherche.

Quelle est la Bible recommandée par le pape François ?

Le pape François ne recommande officiellement aucune traduction en particulier. Cependant, dans plusieurs audiences et discours, il a souvent cité la Bible de Jérusalem dans sa version italienne (Bibbia di Gerusalemme, Ed. Dehoniane). Pour le lecteur français, la recommandation pontificale générale est de lire la Bible dans une traduction annotée, accompagnée d'une lectio divina régulière. Dans ses catéchèses, il cite fréquemment les textes dans la traduction liturgique officielle italienne — l'équivalent français serait la TLB de 2013.

Pour comparer en détail les éditions catholiques disponibles, notre guide des 12 éditions de la Bible d'étude catholique comparées propose un tableau synthétique couvrant format, appareil critique, notes et prix pour chaque édition.

Et pour savoir comment structurer la lecture de la Bible en groupe paroissial ou en famille, notre guide pour étudier la Bible en français : méthodes, outils et groupes bibliques présente les approches les plus efficaces pour une lecture approfondie et communautaire des Écritures.